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UN MEURTRE A L’ECOLE

Lundi de Pâques 1960, 14 h 30.

            Un petit village morvandiau est en complet ahurissement. Les habitants se pressent devant les grilles de l’école, fermées et gardées par un gendarme muet. Pourtant l’information a filtré et chacun y va de ses suppositions. On n’hésite pas non plus à insinuer des accusations car les familles nourrissent depuis des dizaines, voire même des centaines d’années, des haines ancestrales, tout en n’en connaissant pas toujours l’origine : mariages ratés, lopins de terre convoités, enrichissement des “nourrices”, jalousie, etc…

           «Notre institutrice ! dit l'un

   -    Et en pleines vacances de Pâques ! rétorque une jeune femme.
-    Ça prouve bien que l’assassin savait ce qu’il faisait.
-    Tiens, et pourquoi donc ?
-    Il voulait protéger les enfants.
-   Ou bien le sien seulement, affirme la langue de vipère du bourg. Il pense peut-être que son cancre de fils mérite de meilleures notes, si vous voyez ce que je veux dire. Il paraît même qu’on a fait pression sur elle pour qu’elle change ses méthodes.
-   Allons, allons n’accusons personne pour l’instant, temporise l’Adjoint au Maire qui commence à se sentir plus ou moins visé, à juste titre.
-   Ouais, vaut mieux se taire n’est-ce pas Monsieur RAVIER, "Mossieu l’Adjoint", y en a qui se sentiraient trop mal devant leurs administrés, intervient le meneur de l’opposition _l’ancien maire en fait_. Mais dites nous donc où est notre premier édile ?
-   Je l’ai prévenu et il va arriver d’un moment à un autre », s’empresse de répondre l’adjoint avant de se précipiter dans l’école pour assurer les fonctions qui lui sont dévolues, et dont il se passerait bien…

Cette conversation animée n’échappe pas à un homme, frisant la trentaine, vêtu d’un costume clair et semblant être venu en touriste, curieux de savoir ce qui arrivait. En fait, il s’agit du commissaire de la Police Judiciaire de Nevers, Marius SCARALO, qui selon son habitude "prend le pouls" de l’attitude des villageois avant de se présenter aux gendarmes locaux. Il observe leur travail de recherche d’indices aux abords de l’école en attendant les renforts demandés et surtout le Parquet...

.../...    Merci de contacter l'Agent de Marie Monis pour la suite.

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